Glossaire des termes fiscaux utilisés pour la fiscalité canadienne et québécoise
A B C D E F G H I J K L M N O P Q R S T U V W X Y Z
A
• Abri fiscal (tax shelter) - Toute forme de placement qu'on
offre aux investisseurs en leur faisant valoir qu'ils peuvent avoir
droit à des crédits ou à des déductions
accélérées. Les actions accréditives
en sont un exemple.
• Action accréditive (flow-through share) - Offerte
aux sociétés minières et pétrolières
et à certains types de sociétés d'énergies
renouvelables pour faciliter le financement de leurs activités
d'exploration et de mise en valeur. Les sociétés admissibles
émettent ces actions à de nouveaux investisseurs.
Ces derniers reçoivent une participation au capital de la
société et le droit à des déductions
fiscales au titre des nouvelles dépenses que la société
consacre à l'exploration et à la mise en valeur. Le
mécanisme des actions accréditives est offert à
certaines sociétés, mais il bénéficie
davantage aux petites sociétés n'ayant pas d'impôt
à payer. Souvent, celles-ci ne peuvent se prévaloir
de déductions d'impôt en réduction de leur revenu
de société et sont disposées à y renoncer
en faveur de nouveaux investisseurs.
• Allocation au conjoint (spouse's allowance) - Prestation
mensuelle non imposable versée aux personnes âgées
à faible revenu de 60 à 64 ans qui sont le conjoint
d'un bénéficiaire de la Sécurité de
la vieillesse ou qui sont veufs ou veuves. Les prestations diminuent
progressivement pour être entièrement éliminées
lorsque le revenu net atteint environ 16 000 $ pour les bénéficiaires
veufs ou veuves et 26 800 $ (revenu familial net) pour les conjoints
de personnes âgées.
• Allocation de retraite (retiring allowance) - Terme général
désignant un montant forfaitaire versé par un employeur
à une personne dont l'emploi cesse. Voir aussi : transfert
ou roulement d'allocation de retraite .
• Assainissement des finances publiques (fiscal consolidation) - Désigne les mesures correctrices apportées par l'État
pour réduire les déficits budgétaires et améliorer
le ratio de la dette publique au produit intérieur brut .
• Assiette fiscale (tax base) - Montant auquel s'applique
un taux d'imposition ou de taxation. Quand les économistes
parlent d'un élargissement de l'assiette fiscale, ils veulent
dire qu'un impôt ou une taxe s'appliquera désormais
à un plus large éventail de biens, de services ou
de revenus. Dans le cas de l'impôt sur le revenu, l'assiette
est le revenu ou le bénéfice imposable. Certains types
de revenus sont exclus de la définition du revenu imposable
(p. ex. une partie des gains en capital). Dans le cas des taxes
de vente, l'assiette est la valeur des articles assujettis à
la taxe; les produits alimentaires de base, par exemple, sont exclus
de l'assiette de la taxe sur les produits et services.
• Assistance sociale (social assistance) - Paiements faits
aux Canadiennes et Canadiens en fonction de leurs besoins par les
provinces et les municipalités; le gouvernement fédéral
verse sa contribution dans le cadre du Transfert canadien en matière
de programmes sociaux.
B
• Banque des règlements internationaux (Bank
for International Settlements (BIS)) - Institution bancaire centrale appartenant aux
banques centrales et contrôlée par elles. La BRI est
dotée d'un conseil d'administration composé des gouverneurs
des banques centrales des pays du G-10. Elle est devenue un forum
important de coopération monétaire et financière
internationale entre les banques centrales et, de plus en plus,
d'autres organismes de réglementation et de surveillance.
• Banque mondiale (World Bank) - Organisme des Nations Unies
établi à la fin de la Seconde Guerre mondiale pour
favoriser la reprise économique, le développement
et le commerce après-guerre – principalement par le
financement de projets de développement. La Banque œuvre
pour le développement et la croissance économiques
dans les pays en développement en mettant à leur disposition
des ressources d'investissement (p. ex., capitaux et expertise)
pour appuyer des projets de développement et des réformes
micro-économiques qui contribuent à la croissance.
• Besoins financiers (financial needs) - Excédent des
sorties sur les rentrées de fonds de l'État. Il s'agit
d'une mesure générale du montant des nouveaux emprunts
que l'État doit contracter pour faire face à ses besoins
de financement au cours d'un exercice. En ramenant à zéro
ses besoins financiers, le gouvernement peut indiquer qu'il n'aura
pas à emprunter d'argent frais et qu'il n'émettra
pas de nouveaux titres de créance. Les besoins financiers
constituent une bonne indication de la situation financière
du Canada comparativement à celle d'autres pays. Dans nombre
de pays, dont les États-Unis, les besoins financiers se rapprochent
plutôt des déficits.
• Biens et services détaxés (zero-rated
goods and services) - Certaines catégories de biens et de services,
sous le régime de la taxe sur les produits et services (TPS),
qui sont taxés à un taux nul plutôt qu'au taux
général de 6 %. Les fournisseurs ne facturent pas
la TPS sur leurs ventes de biens et de services détaxés.
Ils ont cependant le droit de demander un crédit de taxe
sur intrants afin de récupérer la TPS payée
sur les intrants qui ont servi à produire les biens et services
détaxés. Par conséquent, les biens et services
détaxés sont exempts de taxe. Les principales catégories
de biens détaxés sont les produits alimentaires de
base, les médicaments délivrés sur ordonnance,
les appareils médicaux et la plupart des intrants utilisés
dans l'agriculture et la pêche.
• Biens et services exonérés (tax-exempt
goods and services) - Certaines catégories de biens et de services
sont exonérées de la taxe sur les produits et services
(TPS). Cependant, les fournisseurs de produits exonérés
n'ont pas le droit de demander un crédit de taxe sur intrants
afin de récupérer la TPS qu'ils ont payée sur
leurs intrants. Parmi les biens et les services exonérés,
mentionnons les loyers résidentiels de longue durée,
la plupart des services de santé et de soins dentaires, les
services de garderie, la plupart des ventes faites par les organismes
de bienfaisance, la plupart des services financiers intérieurs,
les services municipaux de transport en commun et les services
d'aide juridique.
• Blanchiment de l'argent (money laundering) - Action de réinvestir
de l'argent gagné frauduleusement ou illégalement
dans le système financier licite de manière à
obtenir de l'argent « propre »; il devient alors impossible
de retracer la première personne ayant effectué la
transaction et les origines illicites des fonds.
• Bon du Canada (Canada bill) - Billet à ordre libellé
en dollars américains. Les bons du Canada viennent à
échéance au plus tard 270 jours après leur
date d'émission et sont vendus à un prix inférieur
à leur valeur nominale; l'ordre minimal est de 1 000 000
$ US, et la plus petite coupure, de 1 000 $US. La distribution initiale
se fait par le truchement d'un certain nombre d'agents émetteurs
prescrits, et les taux offerts sont affichés quotidiennement.
Les bons du Canada sont écoulés sur un marché
auquel participent des institutions financières américaines,
canadiennes et internationales.
• Bon du Trésor (treasury bill (T-bill)) - Bon du gouvernement
du Canada offert en coupures de 1 000 $ à 1 000 000 $. Les
bons du Trésor sont émis lors d'adjudications publiques
à un prix inférieur à leur valeur nominale.
Les bons à 3, à 6 ou à 12 mois sont mis aux
enchères 2 fois par semaine, généralement le
mardi pour livraison le jeudi. De temps à autre, des bons
de caisse à plus court terme sont également offerts
aux enchères. La différence entre le prix d'achat
et le montant nominal du bon constitue son rendement pour l'investisseur.
C
• Capacité excédentaire ou excédent de
capacité ou surcapacité (spare capacity or excess
capacity) - Désigne les usines et équipements disponibles
qui ne sont pas utilisés. Lorsque les producteurs ont une
capacité excédentaire, ils ont tendance à réduire
leurs prix ou leurs augmentations de prix afin de stimuler les ventes.
Par conséquent, plus la capacité excédentaire
est importante dans l'économie, plus les pressions à
la baisse de l'inflation sont marquées.
• Changement structurel (structural change) - Changement fondamental
et permanent dans la manière dont l'économie produit
de l'emploi et des richesses. Il peut s'agir de changements de l'importance
relative de certaines industries, de la force économique
de certaines régions ou de la composition de l'emploi et
des postes de la population active. Le gouvernement peut aider l'économie
à s'adapter aux changements structurels en modifiant ses
politiques. Le progrès technologique, la modification du
comportement du consommateur et la libéralisation des échanges
peuvent entraîner des changements structurels de l'économie.
• Chômage (unemployment) - Sont considérées
comme en chômage les personnes qui n'ont pas d'emploi, sont
prêtes à accepter un travail et recherchent activement
un emploi. Les personnes dont l'emploi commence dans moins d'un
mois ne sont pas tenues de chercher activement du travail pour être
considérées comme en chômage. Les économistes
distinguent trois formes de chômage : le chômage frictionnel,
le chômage cyclique et le chômage structurel.
• Coentreprise ou société en participation
(joint venture) - Un projet entrepris par au moins deux parties pour atteindre
un objectif commun.
• Compétitivité (competitiveness) - Capacité
de vendre à profit des biens et services par rapport aux
autres fabricants des mêmes biens et services. Une vaste gamme
de facteurs contribuent à la compétitivité,
notamment le changement technologique, une main-d'œuvre très
spécialisée, un faible taux d'inflation et de saines
politiques publiques. À mesure que s'accroît la compétitivité,
les prix chutent et les exportations augmentent dans les marchés
internationaux.
• Compte de service et de réduction de la
dette (Debt Servicing and Reduction Account) - La fermeture de ce compte a été
annoncée dans le budget de 2003 et mise en œuvre par
la Loi d’exécution du budget de 2003. Il s’agissait
d’un compte auquel les Canadiens pouvaient verser des contributions
directes à la réduction de la dette fédérale.
Les fonds déposés au compte servaient à payer
l'intérêt et le capital de la dette fédérale.
Outre les contributions des particuliers ou des entreprises, le
Compte recevait les recettes nettes tirées de la taxe sur
les produits et services (TPS) ainsi que le produit net de la vente
des sociétés d'État. Toutes les contributions
donnaient droit à un reçu pour don de bienfaisance,
dans les mêmes conditions que celles visant les dons versés
à des organismes de bienfaisance agréés.
• Comptes nationaux (national accounts) - Ensemble le plus
complet d'informations produit par Statistique Canada sur les résultats
de l'économie. Les comptes nationaux présentent un
vaste ensemble de données sur la performance de l'économie,
notamment la production, la croissance des revenus et l'inflation.
Ils mesurent également les dépenses, les recettes
et le solde budgétaire de l'État. Le déficit
et l'excédent calculés par les comptes nationaux diffèrent
de ceux que présentent les comptes publics. Cela est dû
principalement au fait que la comptabilité nationale tient
compte non seulement des recettes et des dépenses budgétaires,
mais aussi des recettes et des dépenses liées aux
comptes de pension des fonctionnaires fédéraux.
• Comptes publics ou Comptes publics du Canada (Public
Accounts of Canada or public accounts) - États financiers du gouvernement
fédéral vérifiés par le vérificateur
général du Canada.
• Consentement exprès ou explicite (express
consent) -
Permission précise donnée par un particulier. Par
exemple, une personne pourrait permettre à une banque d'utiliser
des renseignements personnels la concernant (autres que des dossiers
médicaux) pour commercialiser des produits et des services,
soit directement par la banque, soit indirectement par l'entremise
de ses filiales ou de sociétés affiliées.
• Coopérative de crédit (credit union) - Institution
financière coopérative appartenant à ses membres
et exploitée en vue de la réalisation de leurs intérêts.
Les coopératives de crédit et caisses populaires sont
assujetties à la réglementation provinciale; ce sont
habituellement de petites institutions locales.
• Coupon (coupon)
• Crédit de taxe sur intrants (input tax credit) -
Mécanisme permettant aux entreprises inscrites d'obtenir
le remboursement de la taxe sur les produits et services payée
sur les achats qui entrent dans la production et la vente de biens
et de services taxables. Le crédit de taxe sur intrants réduit
ainsi au minimum le montant des impôts indirects incorporés
au prix des biens et services produits au Canada, ce qui les rend
plus compétitifs sur les marchés extérieurs
et intérieur.
• Crédit d'impôt (tax credit) - Montant directement
déductible de l'impôt sur le revenu à payer
par ailleurs, par exemple le crédit pour personnes handicapées
et le crédit de personne mariée, dans le cas des particuliers,
et le crédit d'impôt à la recherche scientifique
et au développement expérimental, dans le cas des
sociétés. Voir aussi : crédit d'impôt
pour production cinématographique ou magnétoscopique,
crédit d'impôt pour la fabrication et la transformation
(F&T), crédit d'impôt remboursable, crédit
de taxe sur intrants, crédit en raison de l'âge, crédit
pour revenu de pension, crédit pour taxe sur les produits
et services (TPS), intérêt composé.
• Crédit d'impôt à l'investissement
(investment tax credit) - Crédit d'impôt habituellement exprimé
en pourcentage fixe des investissements admissibles dans la recherche
scientifique et le développement expérimental et dans
certaines régions.
• Crédit d'impôt pour la fabrication et la transformation
(F&T) (manufacturing and processing (M&P) tax credit) -
Réduction de l'impôt fédéral sur les
bénéfices de fabrication et de transformation au Canada
qui ne donnent pas droit à la déduction accordée
aux petites entreprises. Ce crédit a pour effet de ramener
le taux d'imposition des bénéfices F&T, pour établir
à 21 %.
• Crédit d'impôt pour la recherche scientifique
et le développement expérimental (RS&DE) (scientific
research and experimental development (SR&ED) investment tax
credit) - Crédit pouvant être appliqué en réduction
des impôts fédéraux payables par ailleurs ou
servir à obtenir un remboursement en espèces. Le crédit
d'impôt pour la RS&DE s'applique actuellement à
deux taux : un taux général de 20 % et un taux bonifié
de 35 % pour certaines petites entreprises.
• Crédit d'impôt pour personnes handicapées
(disability tax credit) - Crédit auquel ont droit les contribuables
ayant une déficience mentale ou physique grave et prolongée,
appliqué en réduction de l'impôt sur le revenu
fédéral, jusqu'à concurrence de 960 $. C'est
l'un des principaux mécanismes fiscaux ayant pour but d'alléger
les coûts liés à une déficience.
• Crédit d'impôt remboursable (refundable
tax credit) - Lorsqu'un crédit d'impôt est remboursable,
la partie du crédit qui ne sert pas à réduire
l'impôt à payer par le contribuable (parce que celui-ci
n'a pas d'impôt à payer) peut lui être versée.
Le crédit pour taxe sur les produits et services est remboursable.
• Crédit en raison de l'âge (age credit) - Crédit
d'impôt spécial de 5 066 $ offert aux Canadiennes et
aux Canadiens âgés de 65 ans et plus à compter
du 1er janvier 2006, qui est assujetti à un critère
de revenu de sorte que l'aide bénéficie aux personnes
âgées qui en ont le plus besoin. La fraction inutilisée
du crédit peut être transférée au conjoint.
• Crédit pour revenu de pension (pension
income credit) - Crédit d'impôt offert sur jusqu'à 2 000 $
de certaines formes de revenus de pension. La fraction inutilisée
du crédit peut être transférée au conjoint.
• Crédit pour taxe sur les produits et services
(TPS) (goods and services tax (GST) credit) - Crédit d'impôt
remboursable qui permet aux Canadiennes et Canadiens à revenu
faible ou moyen d'obtenir des paiements en espèces pour compenser
le paiement de la TPS sur les achats taxables. À compter
du 1er juillet 2006, les montants annuels de base seront de 232
$ par adulte et de 122 $ par enfant. Un supplément maximal
de 122 $ est aussi prévu pour les célibataires et
les chefs de famille monoparentale.
• Critère de revenu (income testing) - Condition de
détermination du niveau d'une prestation en fonction du revenu
du bénéficiaire. Les avantages assujettis à
un critère de revenu, comme le crédit en raison de
l'âge, diminuent en fonction de l'augmentation du revenu net.
Par exemple, si le revenu net passe de 29 000 $ à 30 000
$, le montant du crédit en raison de l'âge reçu
diminue d'environ 105 $.
D
• Déduction accordée aux petites entreprises
(small business deduction (SBD)) - Réduction d'impôt
accordée aux sociétés privées sous contrôle
canadien (SPCC) qui ramène de 28 à 12 % le taux de
l'impôt fédéral de base applicable à
la première tranche de 200 000 $ de revenu tiré d'une
entreprise exploitée activement par une SPCC. Les SPCC dont
le capital imposable utilisé au Canada dépasse 15
millions de dollars n'ont pas droit à cette déduction.
Les SPCC dont le capital imposable employé au Canada se situe
entre 10 et 15 millions de dollars ont droit à une déduction
réduite.
• Déduction fiscale (tax deduction) - Montant déductible
du revenu total dans le calcul du revenu imposable, par exemple
la déduction pour frais de garde d'enfants et la déduction
pour amortissement. Voir aussi : déduction accordée
aux petites entreprises.
• Déduction pour amortissement (DPA) (capital
cost allowance (CCA)) - Déduction fiscale permise au titre des
immobilisations d'entreprise, qui permet leur amortissement pour
dépréciation. Les entreprises peuvent amortir leurs
immobilisations jusqu'à concurrence d'un certain pourcentage
chaque année. Il existe environ 40 catégories de DPA
décrites dans le Règlement de l'impôt sur le
revenu. Le taux de DPA s'appliquant à chaque catégorie
tient habituellement compte de la vie utile des biens de la catégorie.
Lorsque le taux de la DPA est nettement supérieur à
celui nécessaire pour qu'il soit tenu compte de la vie utile
du bien, on dit qu'il s'agit d'une DPA accélérée.
• Déduction relative aux ressources (resource
allowance) - Déduction annuelle à l'intention des producteurs
miniers, pétroliers et gaziers. Elle est égale à
25 % des bénéfices annuels tirés des ressources
par le contribuable, calculés après déduction
des frais d'exploitation et de l'amortissement, mais avant celle
des frais d'exploration, des frais d'aménagement, de l'épuisement
gagné et des frais d'intérêt. Cette déduction
a pour effet de céder aux provinces un « espace fiscal
» qui leur permet d'imposer des redevances et des impôts
miniers sur la production de ressources naturelles. La non-déductibilité
de ces redevances ou impôts, conjuguée à la
déduction relative aux ressources, signifie que ces prélèvements
provinciaux n'influent pas sur le montant des impôts fédéraux
à payer sur les bénéfices.
• Déficit (deficit) - Écart entre les recettes
de l'État et ses dépenses budgétaires pour
un exercice.
• Dépense budgétaire (budgetary spending) -
Dépense dont le gouvernement fédéral est responsable.
Voir aussi : dépense non budgétaire.
• Dépense de consommation (consumer expenditure) -
Achat effectué par les consommateurs pour répondre
à un besoin personnel. Les dépenses de consommation
constituent de loin la proportion la plus importante des dépenses
faites au Canada.
• Dépense fiscale (tax expenditure) - Manque à
gagner subi par le fisc ou renonciation à des recettes fiscales
en raison d'exemptions, de déductions, de réductions
de taux, de remboursements, d'exonérations, de crédits
ou de reports particuliers qui réduisent l'impôt normalement
payable. Parmi les exemples de dépenses fiscales, mentionnons
la déduction des cotisations de retraite et des cotisations
à un régime enregistré d'épargne-retraite,
les crédits pour dons de bienfaisance et les incitatifs à
l'investissement en recherche-développement. Les dépenses
fiscales visent souvent à stimuler certains types d'activités
ou d'autres fins, par exemple venir en aide aux Canadiens âgés
ou à revenu modique.
• Dépense non budgétaire (non-budgetary
spending) - Poste exclus des dépenses budgétaires. Il s'agit
surtout des dépenses effectuées sur des comptes en
fiducie gérés par le gouvernement fédéral
pour des tiers, notamment les paiements effectués au titre
des régimes de pension des fonctionnaires fédéraux.
Sont aussi exclus des dépenses budgétaires les débours
du Régime de pensions du Canada, lequel est géré
conjointement par le gouvernement fédéral et les
provinces.
• Dette à taux fixe (fixed-rate debt) - Titre de créance
arrivant à échéance ou dont le taux sera modifié
dans un an ou plus.
• Dette contractée sur les marchés
(marketable debt) - Titre de créance pouvant être vendu et acheté
après son émission par des investisseurs dans un marché
secondaire. La dette du gouvernement contractée sur les marchés
prend plusieurs formes, dont les obligations négociables
à intérêt fixe, les effets à moyen terme,
les bons du Trésor, les obligations à rendement réel
et les bons du Canada. L'encours exprimé en dollars canadiens
est d'abord vendu aux enchères aux négociants principaux
(banques à charte et courtiers en valeurs), qui les revendent
aux investisseurs particuliers.
• Dette extérieure (foreign debt) - Dette des Canadiens
envers les prêteurs de l'étranger, qui n'est pas exclusive
au gouvernement fédéral étant donné
que les gouvernements provinciaux et le secteur privé ont
également une dette extérieure considérable.
La dette extérieure a du bon si elle sert à financer
l'investissement; cependant, une dette extérieure élevée
signifie qu'une partie de moins en moins importante du revenu national
revient aux Canadiens, parce qu'un montant de plus en plus élevé
sert à payer des intérêts aux prêteurs
étrangers.
• Dette fédérale brute (gross federal
debt) - Montant total dû par l'État. Elle se compose à
la fois de la dette contractée sur les marchés, représentée
par l'encours de titres tels que les bons du Trésor et les
Obligations d'épargne du Canada, et de la dette interne,
contractée principalement envers les comptes de pension de
retraite des fonctionnaires fédéraux.
• Dette fédérale nette (net federal
debt) -
Total des déficits et des excédents fédéraux
cumulés depuis la Confédération. La dette nette
est la dette brute diminuée des avoirs financiers de l'État,
par exemple les prêts, placements et avoirs en devises.
E
• Emprunt garanti (secured loan) - Prêt garanti par
un nantissement.
• Entreprises (companies) - Affaire commerciale ou industrielle;
unité économique de production.
• Enquêteur (investigator) - Personne s’occupant
d’une étude, d’une question réunissant
des témoignages, des expériences, des documents.
• Épuisement gagné (earned depletion) - Déduction
supplémentaire de 33,33 % du revenu imposable au titre de
certains frais d'exploration et d'aménagement et d'autres
investissements dans des ressources naturelles subis avant 1990.
Elle se limite habituellement à 25 % des bénéfices
annuels du contribuable relatifs aux ressources, mais l'épuisement
de l'exploration minière peut être déduit du
revenu ne provenant pas des ressources. La fraction non déduite
de l'épuisement gagné au cours d'une année
peut être reportée indéfiniment à des
années ultérieures.
• Excédent de capacité (surplus) - Excédent
des recettes sur les dépenses pour une année donnée.
• Exercice (fiscal year) - Période d'un an, qui peut
correspondre ou non à l'année civile, pour laquelle
un organisme établit ses états financiers ou comptes.
Une entreprise peut juger utile de faire coïncider la clôture
de son exercice avec la période où ses stocks sont
en baisse. L'exercice du gouvernement fédéral et
des provinces va du 1 avril au 31 mars.
F
• Fiducie (trust) - Mécanisme en vertu duquel une personne
ou une entreprise, souvent une société de fiducie,
détient de l'argent ou d'autres biens au profit d'une autre
ou de plusieurs autres personnes ou entreprises. Les biens sont
administrés conformément aux dispositions de l'acte
fiduciaire. Chaque province a une loi sur les fiducies, qui réglemente
les types de placements que peuvent effectuer les fiduciaires. Voir
aussi : fiducie étrangère, fiducie familiale.
• Fiducie étrangère (foreign trust) - Entité
constituée à l'étranger afin de détenir
et d'administrer des fonds ou d'autres biens pour le compte de bénéficiaires.
Ces fiducies peuvent également être établies
afin de réduire le revenu tiré de biens aux yeux du
fisc canadien. Le budget de 1999 a prévu des modifications
à la Loi de l'impôt sur le revenu pour traiter de
cette planification fiscale.
• Fiducie familiale (family trust) - Mécanisme fiduciaire
permettant de détenir des biens dans une fiducie au profit
des bénéficiaires désignés. Les fiducies
servent à de nombreuses fins, notamment pour planifier la
succession des entreprises et subvenir aux besoins des bénéficiaires
dans des circonstances précises, comme l'âge ou l'invalidité.
• Filiale (subsidiary) - Société juridiquement
contrôlée par une autre.
• Fonds de revenu viager (FRV) (life income fund
(LIF)) -
Fonds ressemblant à un fonds enregistré de revenu
de retraite (FERR), sauf que ses fonds proviennent d'un régime
enregistré d'épargne-retraite immobilisé. Les
exigences du FERR relatives aux retraits minimums s'appliquent également
aux FRV. De plus, les lois provinciales sur les prestations de pension
et, à l'échelle fédérale, la Loi sur
les normes de prestations de pension, restreignent le montant maximum
des retraits d'un FRV au cours d'une année.
• Fraudeurs de l’impôt - En matière fiscale,
acte frauduleux qui consiste à substituer une ou des données
pour cacher la vérité. L'auteur de cette infraction
s'appelle usurpateur d'état civil ou, plus simplement, fraudeur,
imposteur.
G
• Gain en capital ou plus-value (capital gain) -
Augmentation de la valeur monétaire d'une immobilisation telle qu'une
action, une obligation, un terrain, une antiquité ou un autre
actif, qui permet de réaliser un profit à sa revente.
Par exemple, la personne qui achète une action 26 $ et la
revend 30 $ réalise un gain en capital de 4 $. Voir aussi
: gain en capital imposable
• Gain en capital imposable (taxable capital gain) -
Portion des gains en capital réalisés au cours de l'année
qui doit être incluse dans le revenu et qui correspond à
la moitié des gains en capital net. Par exemple, si une action
achetée à 26 $ est vendue à 30 $, le gain en
capital est de 4 $; le gain en capital imposable correspond à
la moitié de ce montant, soit 2 $, et doit être inclus
dans le revenu.
H
• Hypothèses économiques (economic
assumptions) - Hypothèses relatives aux variables économiques comme
les taux d'intérêt, la croissance économique
et l'inflation. Elles sous-tendent les projections des recettes
et des dépenses de l'État et, partant, de son budget.
L'adoption d'hypothèses économiques prudentes et la
prise de mesures budgétaires adéquates contribuent
à l'atteinte des objectifs budgétaires et au maintien
de la crédibilité financière.
I
• Impôt des grandes sociétés
(IGS) (large corporations tax (LCT)) - Impôt applicable à l'excédent
sur 10 millions de dollars du capital imposable utilisé au
Canada par une entreprise. Les membres d'un groupe de sociétés
liées partagent le seuil de 10 millions de dollars. Les sociétés
peuvent réduire du montant d'IGS exigible la partie de la
surtaxe des sociétés qui a trait à leurs activités
au Canada.
• Impôt des sociétés (corporate
tax) -
Impôt sur les bénéfices des sociétés
au Canada et divers autres impôts et taxes versés aux
différentes administrations publiques, notamment : des impôts
sur le capital et les primes d'assurance, des charges sociales (p.
ex. les cotisations d'assurance-emploi, du Régime de pensions
du Canada, du Régime de rentes du Québec et d'indemnisation
des accidents du travail), des impôts fonciers et des impôts
indirects comme les taxes de vente et d'accise, qui s'appliquent
aux achats d'entreprise.
• Impôt forfaitaire ou uniforme (flat tax) - Impôt
appliqué au même taux à toutes les formes de
revenu imposable de l'ensemble des contribuables. Il s'applique
habituellement à une très large assiette, avec un
nombre limité de déductions ou d'exemptions.
• Impôt impayés ou non-payés
(unpaid income tax) - Prélèvement obligatoire impayé sur les
ressources ou les biens des personnes physiques ou morales et non-payé
pour subvenir aux dépenses d’intérêt général
de l’État.
• Impôt minimum de remplacement (alternative
minimum tax (AMT)) - Impôt applicable au revenu des particuliers de
manière que les Canadiens à revenu élevé
qui se prévalent de mesures fiscales préférentielles
paient chaque année un montant d'impôt raisonnable.
Le contribuable assujetti à cet impôt doit rajouter
à son revenu imposable un certain nombre de déductions
d'impôt auxquelles il a par ailleurs droit, comme la fraction
non imposable des gains en capital. De plus, il ne peut demander
nombre d'autres crédits auxquels il a par ailleurs droit,
comme le crédit d'impôt pour contributions politiques
fédérales et le crédit d'impôt à
l'investissement. Le montant d'impôt à payer correspond
soit à l'impôt ordinaire sur le revenu, soit à
l'impôt minimum de remplacement, le plus élevé
étant retenu.
• Impôt sur capital (capital tax) - Le gouvernement
fédéral lève un impôt sur le capital
de toutes les grandes sociétés et un impôt sur
le capital de toutes les grandes institutions financières.
L'impôt sur le capital des grandes institutions financières
représente un impôt minimum et fait en sorte qu'elles
paient un impôt chaque année. Toutes les provinces
lèvent un impôt sur le capital des institutions financières,
et sept d'entre elles lèvent un impôt sur le capital
des autres sociétés. Les provinces comptent davantage
sur l'impôt sur le capital des sociétés que
le gouvernement fédéral.
• Impôt sur la fortune (wealth tax) - Impôt appliqué
soit chaque année (impôt annuel sur le patrimoine net),
soit au décès (taxe successorale) sur la valeur nette
des actifs d'une personne. Les impôts fonciers prélevés
par les administrations provinciales et municipales représentent
une forme d'impôt sur la fortune au Canada.
• Impôt sur le revenu des particuliers (personal
income tax) - Impôts fédéral et provincial frappant
le revenu des particuliers au Canada.
• Indicateur économique (economic indicator) - Statistique
mesurant l'évolution de la situation économique. Les
variations de l'indice des prix à la consommation donnent
une indication du rythme auquel augmentent les prix des biens de
consommation et des services, tandis que les variations du produit
intérieur brut donnent une idée de la croissance
globale de la production.
• Inflation (inflation) - Taux moyen de hausse des prix. Quand
les économistes parlent de l'inflation comme d'un problème
économique, ils font généralement allusion
à une hausse persistante du niveau général
des prix au cours d'une période donnée – qui
donne lieu à une diminution du pouvoir d'achat de la monnaie
nationale. La plupart du temps, l'inflation est mesurée par
l'augmentation, exprimée en pourcentage, de l'indice des
prix à la consommation (IPC). Le Canada s'est fixé
comme objectif en matière d'inflation, tel qu'il a été
établi par le gouvernement fédéral et la Banque
du Canada, de s'en tenir à une fourchette de 1 à 3
%. Si, pour une année donnée, le taux d'inflation
est de 10 %, il en coûtera 110 $ cette année-là
pour acheter ce qui, l'année précédente, coûtait
100 $. Au même taux d'inflation, il faudra débourser
121 $ l'année suivante et ainsi de suite.
• Investissement (investment) - Au sens le plus général
du terme, investir signifie mettre un actif sous une forme visant
à en accroître la valeur. Dans le contexte économique,
cependant, l'investissement désigne acheter des biens d'équipement
pour accroître la production – construire une nouvelle
usine, acheter une nouvelle pièce d'équipement ou
affecter des fonds publics à l'infrastructure.
• Investissement net (net investment) - Accroissement du stock
de biens d'équipement ou de l'appareil productif, calculé
en retranchant de l'investissement total ou brut la perte de valeur,
appelée dépréciation (et probablement la perte
de capacité productive), des biens d'équipement existants.
À mesure qu'une économie devient davantage capitalistique,
une proportion croissante de sa production doit être consacrée
au remplacement du capital déprécié afin de
maintenir le niveau de vie. Si une entreprise dépense 1 million
de dollars en nouveaux équipements au cours d'une année,
mais amortit 200 000 $ d'anciens équipements qui ont perdu
de leur valeur, son investissement net est de 800 000 $.
L
• Limier du fisc québécois (bloodhound
(detective) of Quebec Treasury) - Enquêteur ou détective du fisc
ou des différents gouvernements.
• Loi sur les mesures spéciales d'importation
(Special Import Measures Act (SIMA)) - Loi canadienne qui prévoit
l'imposition de droits antidumping et de droits compensateurs quand
des marchandises subventionnées ou faisant l'objet de dumping
causent un préjudice aux producteurs canadiens. L'Agence
du revenu du Canada fait enquête pour déterminer s'il
y a eu dumping ou subventionnement causant ou susceptible de causer
un préjudice ou un retard. C'est le Tribunal canadien du
commerce extérieur qui mène l'enquête définitive
sur la question du préjudice.
M
• Marge de tolérance (overcontribution allowance) -
Cotisation excédentaire (d'au plus 2 000 $) à un régime
enregistré d'épargne-retraite (REER) que l'on tolère
pour tenir compte des erreurs possibles, sans appliquer une pénalité
de % par mois.
• Micro-crédit (micro-credit) - Octroi de petits prêts,
habituellement de moins de 5 000 $, à des particuliers pour
leur permettre de devenir travailleur indépendant ou de
lancer une petite entreprise.
• Ministère des Finances (Department of Finance) -
Ministère fédéral chargé principalement
d'analyser les grands dossiers économiques et financiers
au Canada et de conseiller le gouvernement à ce sujet. Il
doit notamment préparer le budget fédéral,
rédiger la législation fiscale et tarifaire, gérer
les emprunts fédéraux sur les marchés financiers
et représenter le Canada au sein des institutions financières
internationales. Pour s'acquitter de ce rôle, les fonctionnaires
des Finances surveillent et analysent le comportement de l'économie
canadienne sous tous ses aspects importants – production et
croissance, emplois et revenus, stabilité des prix et politique
monétaire, évolution structurelle à long terme.
Le Ministère porte également une grande attention
au commerce extérieur, aux affaires monétaires et
aux autres facettes de l'économie mondiale qui influent sur
les résultats de l'économie intérieure.
• Mondialisation (globalization) - Intégration des
marchés internationaux résultant des progrès
des communications et des transports, de la libéralisation
des échanges et de l'arrivée de nouveaux concurrents
dynamiques dans les pays en développement.
• Monnaie étrangère devise (étrangère)
ou monnaie étrangère (foreign exchange) - Ensemble
des monnaies émises par des États souverains, à
l'exclusion de celle du pays considéré.
• Montants récupérés (recovered
amounts) - Total d’un compte, d’une somme quelconque ou de taxes
destinées à compenser les différentes parités
monétaires afin de récupérer ces montants.
N
• Nantissement (collateral) - Titres, comme des obligations,
des actions, des polices d'assurance et d'autres biens de valeur,
donnés en garantie d'un emprunt. Si l'emprunteur ne rembourse
pas son emprunt, le créancier peut vendre les biens donnés
en nantissement pour recouvrer les sommes prêtées.
O
• Opération budgétaire (budgetary transaction) - Opération qui influe sur l'endettement net de l'État.
Voir aussi : opération non budgétaire.
• Opération de couverture (hedge) - Opération
qui vise à réduire le risque de pertes attribuables
à la fluctuation des prix.
• Opération non budgétaire (non-budgetary
transaction) -
Opération qui s'accompagne de l'inscription d'un élément
compensatoire à l'actif ou au passif, ayant pour résultat
de laisser l'endettement net inchangé. Voir aussi : opération
budgétaire.
P
• Paiement de transfert (transfer payment) - Financement accordé
par le gouvernement fédéral aux provinces et aux territoires
principalement dans le cadre de cinq grands programmes : le Transfert
canadien en matière de santé, le Transfert canadien
en matière de programmes sociaux, le Transfert visant la
réforme des soins de santé, la péréquation
et la formule de financement des territoires.
• Péréquation (Equalization) - Programme de
transferts fédéraux permettant à toutes les
provinces, peu importe leur capacité de générer
des recettes, d'offrir à leur population des services relativement
comparables moyennant un niveau d'imposition relativement comparable.
L'admissibilité aux paiements de péréquation
est déterminée par une formule qui mesure la capacité
fiscale de chaque province par rapport à une norme calculée
pour cinq provinces. À l'heure actuelle, huit provinces bénéficient
de la péréquation : Terre-Neuve, l'Île-du-Prince-Édouard,
la Nouvelle-Écosse, le Nouveau-Brunswick, le Québec,
le Manitoba, la Saskatchewan et la Colombie-Britannique.
• Placements Épargne Canada (PEC) (Canada Investment
and Savings (CI&S)) - Organisme de service spécial du
ministère des Finances. Le mandat de PEC consiste à
revitaliser le programme de placement de titres au détail
du gouvernement fédéral et de maintenir une proportion
raisonnable de la dette du gouvernement du Canada placée
sur le marché de détail.
• Prestation de base de la Prestation fiscale canadienne
pour enfants (PFCE) (Canada Child Tax Benefit (CCTB) base benefit) -
En juillet 2000, cette prestation de base offerte aux familles à
revenu modeste ou moyen a été majorée, passant
de 1 020 $ à 1 104 $ par enfant. Cette hausse a été
réalisée en faisant passer de 25 921 $ à 29
590 $ le seuil de revenu net à partir duquel commence la
réduction graduelle de la prestation de base. En juillet
2001, ce seuil a été porté à 32 000
$.
• Prestation fiscale canadienne pour enfants (PFCE)
(Canada Child Tax Benefit (CCTB)) - Aide financière accordée
chaque année aux familles ayant des enfants. La PFCE comporte
deux volets : une prestation de base et le supplément du
Régime national de prestations pour enfants. Depuis juillet
2001, la PFCE maximale est de 2 372 $ pour le premier enfant et
de 2 172 $ pour chacun des autres enfants. À l'échelle
nationale, la PFCE s'élèvera alors à près
de 7,7 milliards de dollars, versés à 3,2 millions
de familles.
• Privatisation (privatization) - Transfert ou cession au
secteur privé de sociétés d'État ou
d'autres actifs appartenant à l'État. La privatisation
assure une plus grande efficience, accroît la concurrence
et crée des possibilités d'investissement pour les
Canadiens.
• Productivité ou productivité totale
des facteurs (productivity or total factor productivity) - Efficience avec laquelle
les ressources humaines et matérielles (que les économistes
appellent « main d'œuvre » et « capital »)
sont combinées dans la production de l'économie. L'accroissement
de la productivité améliore le niveau de vie, étant
donné que plus la main-d'œuvre et le capital sont productifs,
plus ils produisent de revenu.
• Productivité du travail (labour productivity) - Mesure
de la production d'un pays par travailleur (c'est-à-dire
le produit intérieur brut par travailleur). Un certain nombre
de facteurs peuvent entraîner la fluctuation de la productivité
du travail. Ainsi, des améliorations au chapitre de l'instruction,
de la formation, de la gestion, de l'équipement et de la
technologie ont tendance à faire augmenter la production
par travailleur.
• Prospectus (prospectus) - Document dont la législation
des valeurs mobilières exige la production afin de renseigner
les investisseurs éventuels lors d'un appel public à
l'épargne. Le prospectus doit fournir une information complète,
claire et intelligible sur tous les faits importants qui concernent
le titre émis et l'émetteur.
• Prudence (prudential) - Le fait de démontrer de la
perspicacité, de la circonspection et de l'habilité,
et de faire preuve de jugement dans la gestion des affaires.
Q
• Quota ou contingent (quota) - Limites explicites (habituellement
exprimées en volume et parfois en valeur) du nombre de produits
particuliers pouvant être importés ou exportés
pendant une durée précise. Le quota peut être
appliqué de manière sélective, c'est-à-dire
comporter diverses limites en fonction du pays d'origine, ou de
manière universelle, c'est-à-dire indiquer uniquement
une limite totale, ce qui tend à profiter aux fournisseurs
plus efficients.
R
• Recouvrement des coûts (cost recovery) - Financement
total ou partiel de certains programmes ou services par une tarification
des usagers ou d'autres frais permettant d'en recouvrer le coût,
en particulier celui des services qui confèrent aux bénéficiaires
un avantage de nature privée.
• Récupération fiscale (fiscal recovery) - Action
de recueillir, retracer des montants des impôts pour s’assurer
le contrôle fiscal et le neutraliser ou pour tirer parti
de montants fiscaux.
• Régime de pensions du Canada (RPC) (Canada
Pension Plan (CPP)) - Régime contributif d'assurance sociale en fonction
du salaire qui assure une certaine protection du revenu au cotisant
et à sa famille en cas de retraite, d'invalidité ou
de décès. Le régime s'applique partout au Canada,
sauf au Québec, où un programme similaire, le Régime
de rentes du Québec, est en vigueur. Les cotisations et prestations
du RPC ne sont pas incluses dans les recettes ni les dépenses
du gouvernement fédéral, de sorte qu'elles n'influent
pas directement sur son budget.
• Régime de rentes du Québec (RRQ)
(Quebec Pension Plan (QPP)) - Régime contributif d'assurance sociale en fonction
du salaire qui assure une certaine protection du revenu au cotisant
et à sa famille en cas de retraite, d'invalidité ou
de décès. Le régime n'est en vigueur qu'au
Québec; un régime analogue – le Régime
de pensions du Canada – est appliqué partout ailleurs
au Canada.
• Régime enregistré d'épargne-retraite
(REER) (registered retirement savings plan (RRSP)) - Régime
d'épargne destiné aux particuliers, y compris les
travailleurs indépendants, qui a été agréé
aux fins de la Loi de l'impôt sur le revenu fédérale.
Les limites de cotisations à un REER sont fondées
sur le revenu gagné et permettent d'obtenir un revenu de
retraite fondé sur les cotisations passées et le rendement
des placements du régime. Les cotisations à un REER
sont déductibles d'impôt, l'imposition du revenu de
placement dans le régime est reportée, et les prestations
versées par le régime sont imposables. Les cotisations
annuelles sont assujetties à un plafond correspondant à
18 % des gains jusqu'à concurrence de 13 500 $. Les cotisants
à un REER peuvent également bénéficier
d'un régime de pension agréé (RPA), mais leur
plafond de cotisation REER est alors réduit d'un facteur
d'équivalence, lequel est la valeur normalisée des
cotisations versées par le cotisant au RPA en son nom. La
fraction inutilisée des droits de cotisation REER peut être
reportée en entier aux années ultérieures.
• Régime enregistré d'épargne retraite
(REER) immobilisé ou bloqué (locked-in registered
retirement savings plan (RRSP)) - Régime enregistré
d'épargne-retraite (REER) établi afin de recevoir
les fonds transférés d'un régime de pension
agréé à la condition que ces derniers servent
uniquement à fournir un revenu de retraite. Aussi appelé
« compte de retraite immobilisé » et «
compte de retraite avec immobilisation des fonds ».
• Régime national de prestations pour enfants
(RNPE) (National Child Benefit (NCB)) - Initiative fédérale,
provinciale et territoriale qui vise à enrayer la pauvreté
chez les enfants en protégeant les prestations offertes aux
pères et aux mères à faible revenu qui intègrent
le marché du travail et y demeurent.
• Règle sur l'origine des biens (rule of origin) -
Lois, règlements et procédures administratives déterminant
le pays d'origine d'un produit. La décision quant à
l'origine prise par une administration douanière détermine
si l'envoi est visé par un contingent, donne droit à
un traitement tarifaire préférentiel ou est assujetti
à des droits antidumping. Ces règles varient selon
les pays.
• Remboursement (drawback) - Remboursement total ou partiel
des droits de douane ou des taxes d'importation ou des deux appliqué
sur des marchandises importées qui sont ensuite exportées
dans des conditions essentiellement identiques ou affectées
à la fabrication de marchandises exportées.
• Remboursement de taxe sur les produits et services
(TPS) (goods and services tax (GST) rebate) - Les ventes taxables (y compris
les ventes détaxées) effectuées par tous les
secteurs de l'économie donnent droit à un remboursement
total de la taxe payée sur les intrants correspondants grâce
au mécanisme de crédit de taxe sur intrants. Cependant,
certains secteurs ont également droit à un remboursement
d'une partie de la TPS payée sur les achats qui entrent dans
la vente de biens ou de services exonérés.
• Remise de droits (duty remission) - Renonciation, conditionnelle
ou non, en tout ou en partie, aux droits d'importation ou aux taxes
sur des marchandises importées. Généralement
appliquée dans des circonstances exceptionnelles lorsqu'il
a été clairement démontré qu'un allégement
tarifaire s'impose, elle sert parfois à rectifier des disparités
ou des anomalies à court terme de la structure tarifaire.
• Rente viagère (life annuity) - Versement périodique
d'une prestation de pension ou d'une prestation semblable pendant
un nombre d'années prévu par contrat ou la vie durant
du bénéficiaire, prélevé sur un montant
forfaitaire de capital investi.
• Report d'impôt (tax deferral) - Fait de reporter à
une année ultérieure les impôts normalement
dus au cours d'une année déterminée. Les régimes
de pension agréés (RPA), les régimes de participation
différée aux bénéfices, les régimes
enregistrés d'épargne-études (REEE) et les
régimes enregistrés d'épargne-retraite (REER)
donnent tous droit à un report d'impôt. Les cotisations
à un REER, par exemple, ne sont pas imposées (par
le jeu de la déduction relative au REER) l'année où
elles sont versées, mais les montants retirés ultérieurement
du REER sont imposables. Il en est de même du revenu de placement
tiré des cotisations; il est imposable lorsque le montant
est retiré et non lorsqu'il est gagné. Dans le cas
des REEE, un mécanisme de report d'impôt est prévu
à l'égard du revenu de placement, mais non à
l'égard des cotisations.
• Report de pertes (loss carry-over) - Perte d'entreprise
ou perte sur placements qui est subie au cours d'une année
et peut être déduite du revenu ou des bénéfices
imposables d'une autre année.
• Restriction à la propriété (ownership
restriction) - Disposition qui restreint la possibilité de
certains acheteurs d'acquérir certains actifs. À titre
d'exemple, on note les restrictions quant au nombre d'actions qu'un
particulier investisseur est autorisé à détenir.
• Revenu (income) - Revenu monétaire et autres avantages
que reçoivent les particuliers, les entreprises (on parle
alors de bénéfices) et d'autres groupes. Pour l'application
de l'impôt sur le revenu des particuliers, le revenu est défini
de manière à exclure certaines catégories de
revenus, comme un montant reçu d'une police d'assurance-vie
au décès d'une personne. Le revenu comprend les salaires,
les intérêts, les dividendes, les gains en capital
réalisés, les prestations de pension privée
et publique, les loyers, les redevances, le revenu net d'entreprise
et le revenu d'un travail indépendant. Voir aussi : revenu
de placement, revenu familial, revenu imposable, revenu net, revenu
personnel, revenu total, taux d'épargne.
• Revenu de placement (investment income) - Revenu que procurent
les placements en titres et en autres biens. En font partie les
loyers tirés d'immeubles de rapport, les dividendes sur actions
et les intérêts reçus sur des obligations, des
certificats de placement garanti, des comptes de banque, des certificats
de dépôt, des bons du Trésor et d'autres titres.
• Revenu familial (family income) - Revenu combiné
des deux conjoints, pour l'application de l'impôt sur le revenu;
ne comprend pas le revenu des enfants vivant au foyer. On se sert
du revenu familial pour calculer des avantages comme la Prestation
fiscale canadienne pour enfants et le crédit pour taxe sur
les produits et services (TPS). Un couple dont le revenu net des
deux conjoints s'élève à 29 000 $ a droit à
divers crédits, dont le crédit pour TPS, qui est fondé
sur un critère de revenu s'appliquant au revenu familial.
La valeur du crédit pour TPS diminue en fonction de l'augmentation
du revenu. Par exemple, si le revenu net passe de 29 000 $ à
30 000 $, le montant de crédit pour TPS reçu baisse
de 50 $.
• Revenu imposable (taxable income) - Revenu net diminué
de certaines déductions telles que celle qui est accordée
aux habitants de régions éloignées. Dans la
plupart des cas, le revenu imposable du contribuable correspond
à son revenu net. Cependant, un certain nombre de déductions
peuvent entraîner une différence entre ces deux types
de revenu. Un contribuable célibataire touchant un revenu
net de 50 000 $, résidant dans le Grand Nord et demandant
une déduction spéciale de 1 500 $ relative à
son lieu de résidence déclarerait un revenu imposable
de 48 500 $.
• Revenu net (net income) - Revenu total diminué des
déductions permises au titre, par exemple, des cotisations
de retraite, des cotisations syndicales et des frais de garde d'enfants.
Un célibataire ayant un revenu total de 52 000 $ et une déduction
de 2 000 $ au titre d'un régime enregistré d'épargne-retraite
indique un revenu net de 50 000 $ pour l'application de l'impôt
sur le revenu des particuliers.
• Revenu personnel (personal income) - Revenu que les particuliers
tirent de toutes les sources possibles. Il comprend le revenu d'emploi
et le revenu en intérêts.
• Revenu total (total income) - Somme de tous les revenus
pouvant être assujettis à l'impôt, pour l'application
de l'impôt sur le revenu des particuliers. Le revenu total
comprend les traitements, les dividendes, les intérêts,
les gains en capital imposables, le revenu de pension privée
et publique, les prestations d'assurance-emploi et le revenu d'entreprise.
Au moment de déclarer son revenu d'entreprise, un contribuable
peut déduire les dépenses qu'il a subies pour gagner
son revenu, de manière à ce que le revenu total ne
comprenne que le revenu net d'entreprise. Un célibataire
touchant un revenu d'emploi de 50 000 $ et un revenu en intérêts
de 2 000 $ déclare un revenu total de 52 000 $ pour l'application
de l'impôt sur le revenu des particuliers.
S
• Sauvegarde (safeguard) - Mesures, sous forme de droits supplémentaires
ou de contingents, à l'égard d'importations ne contrevenant
pas aux règles, lorsqu'elles causent ou sont susceptibles
de causer un préjudice sensible à la production intérieure.
L'article XIX du GATT (Mesures d'urgence concernant l'importation
de produits particuliers) permet aux membres de l'Organisation
mondiale du commerce de prendre de telles mesures.
• Sécurité de la vieillesse (SV) (Old
Age Security (OAS)) - Paiement mensuel aux Canadiennes et Canadiens âgés
de 65 ans et plus. Les prestations de SV sont imposables et récupérables
auprès des particuliers dont le revenu net dépasse
55 309 $.
• Sécurité sociale (social security) - Engagement
de la société à s'occuper de ses membres les
plus vulnérables : les sans-emploi, les chefs de famille
monoparentale ayant des moyens limités et qui luttent pour
élever leur famille, les enfants pauvres et les personnes
confrontées à des obstacles en matière d'emploi
en raison d'une invalidité ou d'une maladie chronique. Le
« filet de sécurité » se compose d'un
large éventail de programmes fédéraux, provinciaux
ou fédéraux-provinciaux.
• Société à capital de risque
de travailleurs (SCRT) (labour sponsored venture capital corporation
(LSVCC)) -
Fonds commandité par un syndicat, dans lequel des particuliers
regroupent leurs contributions afin d'investir dans de petites entreprises.
Les particuliers qui achètent des actions de SCRT bénéficient
d'un crédit d'impôt fédéral de 15 %,
calculé en fonction du coût d'acquisition des actions,
jusqu'à concurrence d'un crédit de 750 $. Ces actions
peuvent également être versées à un régime
enregistré d'épargne-retraite.
• Société de secours mutuel (fraternal
benefit society) - Société sans capital-actions, à
gestion représentative, qui est constituée à
des fins fraternelles, bénévoles ou religieuses, ce
qui comprend offrir des prestations d'assurance uniquement à
ses membres ou à leurs conjoints et enfants.
• Société étrangère affiliée
(foreign affiliate) - Société étrangère
dans laquelle un contribuable résidant au Canada détient
une importante participation (au moins 10 % du capital). Une société
étrangère affiliée contrôlée est
généralement une société étrangère
affiliée dans laquelle le contribuable détient une
participation qui lui en donne le contrôle.
• Solde de fonctionnement (operating balance) - Différence,
dans le cas du gouvernement fédéral, entre les recettes
et les dépenses de programmes, c'est-à-dire l'ensemble
des dépenses budgétaires diminué des intérêts
de la dette publique.
• Subvention (subsidy) - Avantage économique conféré
par un État aux producteurs de marchandises dans bien des
cas pour renforcer leur position concurrentielle. Il peut s'agir
d'une aide directe (p. ex. une subvention en espèces) ou
indirecte (p. ex. crédits d'exportation à faible taux
d'intérêt accordés par un organisme gouvernemental).
• Succursale d'une banque étrangère
(foreign bank branching) - Option permettant à une banque étrangère
d'exercer ses activités au Canada par l'entremise de succursales
plutôt que de filiales. Les succursales de banques étrangères
au Canada s'occupent des activités bancaires commerciales
et de prêts de grande envergure. Les succursales de prêts
ne peuvent accepter aucun dépôt tandis que les succursales
à service complet ne sont autorisées qu’à
accepter des dépôts de plus de 150 000 $.
• Supplément de revenu garanti (SRG) (Guaranteed
Income Supplement (GIS)) - Prestation mensuelle non imposable versée
aux bénéficiaires de la Sécurité de
la vieillesse (SV) à faible revenu, en fonction du revenu
familial. Les prestations diminuent progressivement pour être
éliminées lorsque le revenu net atteint un certain
niveau, selon qu’il s’agit d’une personne seule
ou d’un couple.
• Supplément du Régime national de
prestations pour enfants (RNPE) (National Child Benefit (NCB) supplement) -
Le supplément du RNPE s'ajoute à la Prestation fiscale
canadienne pour enfants (PFCE), le mécanisme grâce
auquel le gouvernement fédéral verse sa contribution
au Régime. En juillet 2001, le montant maximal du supplément
a été majoré d’environ 300 $ par année,
portant la PFCE annuelle maximale à presque 2 400 $. De ce
montant, le supplément représente 1 255 $ dans le
cas du premier enfant, 1 055 $ dans le cas du deuxième enfant
et 980 $ dans le cas de chacun des autres enfants. En juillet 2001,
le seuil de revenu à partir duquel le supplément cesse
complètement de s'appliquer a été porté
à 32 000 $.
• Surtaxe (surtax)
1. Droit à l'importation qui s'ajoute au droit existant et
est souvent utilisé à titre de sauvegarde, en cas
d'urgence.
2. Impôt supplémentaire exprimé en pourcentage
de l'impôt sur le revenu. Les sociétés peuvent
être assujetties à une surtaxe qui s'ajoute au montant
d'impôt fédéral de base. La surtaxe applicable
aux particuliers a été éliminée le 1er
janvier 2001 dans le cadre du Plan quinquennal de réduction
des impôts établi par le gouvernement.
• Système de gestion des dépenses (SGD)
(Expenditure Management System (EMS)) - Système qui permet au gouvernement
d'atteindre plus facilement ses objectifs de réduction de
la dette et répond aux engagements de ce dernier de rendre
le processus budgétaire plus ouvert et transparent, d'accroître
la participation du Parlement, d'examiner en permanence les programmes
et de financer les nouvelles priorités au moyen d'une réaffectation
des ressources. Parmi les éléments clés du
SGD, notons l'examen et la réaffectation où le processus
de planification budgétaire devient le principal mécanisme
d'affectation des ressources et d'établissement des priorités.
Dans le cadre du SGD, les ministères fédéraux
sont tenus de préparer un plan d'activité sur trois
ans et des documents sur les perspectives qu'ils présenteront
au Parlement à des moments déterminés. Le plan
d'activité est un document de gestion stratégique,
tandis que le document sur les perspectives est conforme au mandat
des comités permanents de la Chambre des communes d'examiner
les plans de dépenses et les priorités des ministères
et organismes fédéraux pour les années futures
ainsi que d'en faire rapport.
• Système de paiements (payments system) - Une série
de systèmes de compensation et de règlement grâce
auquel les chèques et autres instruments de paiement peuvent
être utilisés pour effectuer des opérations
dans l'ensemble du système économique. Ce réseau
financier comprend le système de compensation de chèques,
les systèmes de cartes de crédit Visa et Master Card,
les réseaux de guichets automatiques et de cartes de débit
Interac, ainsi que les systèmes de compensation distincts
pour les dettes et les capitaux propres, et pour les fonds mutuels.
L'Association canadienne des paiements, créée en 1980
en vertu de la Loi sur l'Association canadienne des paiements, exploite
les grands systèmes nationaux de compensation et de règlement.
Peuvent faire partie de l'Association canadienne des paiements les
banques, les sociétés de fiducie, les caisses d'épargne
publiques, coopératives de crédit, les compagnies
d’assurances de personnes, les courtiers en valeurs mobilières
et les fonds communs de placement du marché monétaire.
T
• Taux annualisé (annualized rate) - Taux de variation
exprimé en pourcentage pour une période de moins d'un
an comme si la variation devait se poursuivre durant l'année
entière. Le taux de croissance annualisé pour une
courte période peut être révélateur de
la croissance moyenne sur l'année; tout dépend de
la vulnérabilité de la variable aux fluctuations à
court terme, notamment aux facteurs saisonniers ou aux événements
spéciaux. Par exemple, si la croissance économique
au premier trimestre d'une année était de 1 %, le
taux annualisé serait d'environ 4 %, à moins de changements
à court terme. (Ce taux dépasserait légèrement
4 % en raison du calcul des taux composés.)
• Taux d'épargne (savings rate) - Épargne des
particuliers exprimée en pourcentage du revenu disponible
– c'est-à-dire le revenu qui reste après les
impôts sur le revenu et les prélèvements salariaux.
• Taux d'escompte (bank rate) - Taux débiteur minimal
que la Banque du Canada applique aux avances consenties aux institutions
membres de l'Association canadienne des paiements, de même
qu'aux transactions effectuées avec d'importants courtiers
en valeurs sur le marché monétaire. Il constitue également
le principal indicateur des orientations de la politique monétaire
de la Banque du Canada. Le taux d'escompte est un important outil,
car il indique la tendance en matière de taux d'intérêt
à court terme. Les fluctuations du taux d'escompte entraînent
souvent des changements du taux préférentiel, c'est-à-dire
le taux d'intérêt que les banques commerciales appliquent
à leurs clients présentant le moins de risques. D'autres
taux peuvent être touchés, notamment les taux des prêts
hypothécaires, des prêts-automobiles et des prêts
commerciaux, ainsi que les taux d'intérêt consentis
aux déposants sur les dépôts et les certificats
de placement.
• Taux marginal d'imposition ou taux marginal de
taxation (marginal tax rate) - Rapport entre l'augmentation de l'impôt
et l'augmentation de l'assiette fiscale (c'est-à-dire le
taux d'imposition de chaque dollar supplémentaire de revenu).
Le taux marginal d'imposition d'un contribuable célibataire
touchant 40 000 $, dont le revenu a augmenté de 1 000 $ et
ayant payé 452 $ de plus d'impôt sur le revenu, correspond
à 45,2 % (452 $ divisés par 1 000 $).
• Taux moyen d'imposition ou taux moyen de taxation
(average tax rate) - Rapport entre les impôts et les taxes payés
et l'assiette fiscale. Ainsi, le taux moyen de l'impôt sur
le revenu est le ratio de l'impôt payé en pourcentage
du revenu. Si, par exemple, un célibataire paie 12 832 $
d'impôt sur un revenu imposable de 50 000 $, on dit que le
taux moyen d'imposition est de 25,7 % (12 832 $ divisés
par 50 000 $).
• Taxe à la consommation (consumption tax) - Taxe sur
les achats de biens et de services finals, prélevée
tant par le gouvernement fédéral que par les provinces.
Les taxes fédérales à la consommation sont
principalement la taxe sur les produits et services et les taxes
d'accise sur les carburants automobiles, les produits du tabac et
les boissons alcoolisées. Les taxes provinciales à
la consommation sont principalement les taxes de vente au détail
et les taxes sur les carburants automobiles et les produits du
tabac.
• Taxe d'accise (excise tax) - Taxe frappant un produit ou
un service particulier. Elle peut être imposée à
n'importe quel stade des circuits de distribution et être
spécifique (exprimée sous forme d'un montant fixe,
comme la taxe de 100 $ sur les climatiseurs d'automobiles) ou ad
valorem (exprimée proportionnellement à la valeur
du produit taxé, comme la taxe de 10 % sur les bijoux).
• Taxe de vente harmonisée (TVH) (harmonized
sales tax (HST)) - Taxe unique harmonisée sur la valeur ajoutée
qui a remplacé les taxes provinciales de vente au détail
et la taxe fédérale sur les produits et services (TPS)
de la Nouvelle-Écosse, du Nouveau-Brunswick, de Terre-Neuve
et du Labrador. La TVH s'applique à un taux unique de 14
% à la même assiette de produits et services que l'actuelle
TPS.
• Taxe sur la valeur ajoutée (TVA) (value-added
tax (VAT)) - Taxe qui s'applique aux dépenses de consommation.
Elle est imposée sur la fourniture de produits et services
effectuée dans un pays par une personne inscrite, lorsque
cette fourniture n'est pas exonérée ou détaxée.
La TVA est également appliquée aux importations. La
taxe sur les produits et services canadienne, qui est une forme
de TVA, s'applique à chaque étape de la chaîne
de production et de distribution. Pour que la taxe ne s'applique
qu'une fois à la contrepartie finale pour une dépense
de consommation, on accorde aux entreprises inscrites des crédits
relativement à la taxe payée sur les intrants de leurs
fournitures taxables. Voir aussi : crédit de taxe sur intrants,
taxe de vente harmonisée (TVH).
• Taxe sur les produits et services (TPS) (goods
and services tax (GST)) - Taxe de 6 % sur la valeur ajoutée qui s'applique
à la grande majorité des biens et services vendus
au Canada pour consommation intérieure. La TPS ne s'applique
pas aux produits alimentaires de base, à la plupart des services
et appareils médicaux, aux médicaments vendus sur
ordonnance, aux loyers résidentiels ni aux exportations.
Voir aussi : crédit pour taxe sur les produits et services;
taxe de vente harmonisée.
• Titre du gouvernement du Canada (Government of
Canada security) - Instrument financier émis par le gouvernement du Canada.
Les titres du gouvernement du Canada comprennent les obligations
négociables à intérêt fixe, les bons
négociables à moyen terme, les bons du Trésor,
les titres sur le marché de détail (principalement
les Obligations d'épargne du Canada), les obligations à
rendement réel et les bons du Canada.
• Transfert d'allocation de retraite ou roulement
d'allocation de retraite (retiring allowance rollover) - Mesure selon laquelle
une part de l'allocation de retraite peut être transférée
à un régime enregistré d'épargne-retraite
(REER) pour reporter l'impôt, en sus des plafonds normaux
de cotisations REER. Un particulier peut transférer jusqu'à
2 000 $ par année de service précédant 1996
et jusqu'à 1 500 $ par année de service précédant
1989 à l'égard desquelles aucune prestation de pension
ou prestation d'un régime de participation différée
aux bénéfices n'a été touchée.
Le budget de 1995 a éliminé ce transfert pour les
années de service postérieures à 1995 en raison
de l'évolution des régimes de retraite et de la possibilité
de reporter les déductions inutilisées au titre de
REER.
• Transfert de points d'impôt (tax transfer) - Cession,
par le gouvernement fédéral, d'une marge fiscale aux
provinces. Plus particulièrement, le gouvernement fédéral
réduit ses taux d'imposition afin que les provinces puissent
hausser les leurs d'un montant équivalent. Dans le cas d'un
transfert de points d'impôt, les variations des taux fédéraux
compensent celles des taux provinciaux, de sorte que le contribuable
ne subisse aucune influence financière nette. Les transferts
de points d'impôt représentent une source croissante
de recettes pour les provinces étant donné qu'ils
prennent de la valeur au fil des ans en fonction de la croissance
économique.
V
• Variation d'une année sur l'autre (year-over-year
change) - Variation mesurée en pourcentage entre une période
donnée au cours d'une année et la même période
l'année suivante. On fait souvent état des variations
d'une année sur l'autre quand les variations d'un mois ou
d'un trimestre à l'autre englobent des fluctuations saisonnières
régulières (par exemple, l'augmentation des ventes
de détail juste avant Noël) qui risquent de masquer
la tendance fondamentale.
• Vérificateur général du Canada
(Auditor General of Canada) - Mandataire du Parlement responsable de la vérification
de toutes les dépenses fédérales. Il veille
à ce que celles-ci soient engagées de façon
efficiente, s'assure qu'elles sont conformes aux objectifs du Parlement
et vérifie qu'il en est convenablement rendu compte. Le vérificateur
général présente au Parlement un rapport annuel
dans lequel il fait des propositions pour améliorer les pratiques
comptables de l'État et l'utilisation des fonds publics.
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Glossaire des termes fiscaux de la fiscalité canadienne et
québécoise. Glossaire des termes de fiscalité
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